Christophe Lucquin

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Fin de travaux - 
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TGBT - 
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Étoiles en guerre -

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Strike a pose -

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Quemelo sur tapis fleuri -

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Quemelo y yo -

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« J’ai d’abord cru que j’étais à plat ventre. Puis, je me suis rappelé que j’étais allongé sur le dos. J’ai respiré. Il y avait une douce odeur dans les draps. Une odeur fraîche de propre, d’adoucissant. L’idée m’est venue comme un écho : Paris a une superficie de 105 km2, ce qui correspond à environ 7,5 % de la ville de Mexico. Pour savoir à quel espace physique du District Fédéral correspond cette aire, il nous faudrait en définir un centre, le point initial depuis lequel il serait possible de délimiter cette extension.  J’ai un oreiller sur le visage. J’ai pensé : relever les coïncidences des deux villes est possible à partir de la formule a = πr2. Si a est égal à 105 km2, une équation simple permet de trouver r, cela donne √ 105/π, c’est-à-dire 5,78 km. Il ne reste plus qu’à tracer le rayon résultant vers n’importe quel point cardinal et circonscrire son extrémité à partir du centre.
J’essaie de bouger les doigts. Paris a une superficie de 105 km2. Cela correspond à 7,5 % de la superficie de la ville de Mexico.  J’ai superposé deux plans et j’ai commencé à calculer. Ensuite, j’ai choisi le lieu duquel tous les points sont équidistants : República de El Salvador, 96, Pharmacie Paris, épicentre autour duquel s’articule ma vie. À Paris, ce centre devrait se situer dans la cathédrale Notre-Dame.  Le reste a été plus simple : superposer l’espace résultant et trouver les coïncidences. Parcourir dans le District Fédéral une série de coordonnées à partir de cette carte revenait à parcourir le Paris résultant de l’autre côté de la sphère. Un Paris impossible, mais pas moins réel. Une ville imaginée n’en reste pas moins mémorable. »

Traduit de l’espagnol (Mexique) par Christophe Lucquin
Révision : Guillermo Alfonso de la Torre
1er septembre 2016 | 13 × 19 cm | 296 pages
22,00 € | 978-2-36626-112-7

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Prix Marguerite-Duras 2018 -

Tout commence avec le bruit des vagues, ce son qu’on entend de loin.
On le confond parfois avec le trafic, tout commence avec le bruit des vagues, et tout revient.
C’est la ville de H.
Chaque lieu, chaque parcelle de cette ville, de ce territoire, est connu. Il y a pourtant, là-haut, au-dessus de la rue d’Ouristy, un terrain qu’on ne connaît pas, une vue plongeante sur la baie, l’océan, vers les montagnes et vers l’Espagne.
Aujourd’hui, quand on est à H., chaque maison est un souvenir, chaque café un appel où revenir, chaque magasin, chaque commerçant une figure ; le magasin est toujours là et la commerçante est morte, elle a changé de nom, chaque grain de sable est familier, les vagues sont la mère, la force des vagues est maternelle – comme un vieux chien, fougueuse, de confiance.
Tout revient avec le bruit des vagues et la lumière mouillée, avec les plantes, les nuages, avec le beau temps et la pluie à verse, le ciel plombé, jamais tout à fait bleu : bleu quand il est inquiétant, pas naturel, pas durable. Tout revient avec l’odeur, avec les yeux, avec la couleur, avec les murs blancs et les volets rouges – les couleurs de ce pays sont le blanc, le rouge, le vert et le gris bien sûr, le gris du ciel couvert, le gris basque qui résonne avec les murs blancs, qui fait chanter le blanc des maisons touché de couleurs rouges, vertes ou bleues, les volets et les colombages des villas basques, des maisons populaires, des murs des différents quartiers : « noms de pays, le nom », la gare, la plage, le centre-ville, les joncaux, le bas-quartier, la route de l’empereur –
tout revient avec les souvenirs plaqués dans les moindres replis de cette ville.
Cette ville n’existerait pas sans les souvenirs ... #margueriteduras #prixlitteraire #livreshebdo #litterature #litteraturefrancaise #livres #instabook #bookstagram #bonslivresalire #lepaysdoulonnerevientjamais #julientheves #christophelucquinediteur
Avant - Après -

#quemelo le plus beau des vrais #chihuahua el chihuahueño más hermoso de #paris 
From #córdobaveracruz
Une image capturée dans l’avenue vient à mon secours. Les enfants, dessinez ceci : deux belles figurines blotties l’une contre l’autre à un arrêt d’autobus, les doigts emboulonnés dans les doigts, les yeux emboulonnés dans les yeux. Les siens (à lui) sont deux boutons extrêmement foncés ; les siens à elle sont fugaces comme des insectes. Sur son front (à lui) flotte une mèche accrochée tel un parachutiste. Ses boucles (à elle) se laissent écheveler par le vent sud. Il est beau le môme, on dirait un petit soldat de Hazañas Bélicas[1] : la flamme rouge de sa frange, la mâchoire serrée, les yeux à peine suggérés. La jeune fille n’est que masque de boucles, cernes creusés, ventre bombé comme une planète, tendu comme un tambour. Elle porte des bottes en peau de loup qui lui arrivent aux genoux, elle a un trait de dame de conte, elle s’appelle Margarita ou Marga ou Magui. Lui, il s’appelle Lécumberri ou Antonio ou Lécou.

Traduit de l’espagnol (Espagne) par Florence Cuillé
Révision de la traduction : Guillermo Alfonso de la Torre & Christophe Lucquin
Sortie le 14 avril 2016 | 13 × 19 cm | 320 pages
21,00 € | 978-2-36626-111-0

Plus d'informations >
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Un objet peut avoir 14 ans mais ne bouge pas. Souvenir des années madrilènes. -

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